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Une banque responsable

Inclusion financière

Offrir des services favorisant le développement des populations par l’inclusion financière

En 2018, l’Afrique demeure un continent très peu bancarisé avec, dans les pays où Société Générale est présente, des taux de bancarisation allant de 8% (Burkina Faso) à plus de 60% (pays du Maghreb).

Société Générale est depuis de nombreuses décennies un acteur majeur des économies locales, avec la vocation de participer à l’inclusion financière des populations.

En parallèle, les opérateurs de microfinance s’efforcent quant à eux de servir depuis une quinzaine d’années les populations éloignées de la bancarisation ou exclues des modèles de banques traditionnelles en leur donnant accès à des services financiers. L’ambition de ces opérateurs est d’élargir la portée de leurs activités et de les rendre pérennes. Le financement des activités de ces acteurs de la microfinance est un enjeu clé pour leur durabilité.

Consciente que l’action des banques pour accroître la bancarisation se heurtait à des limites, et face à l’émergence de ces nouveaux acteurs de la microfinance, Société Générale a décidé très tôt de participer au développement de ce secteur et de contribuer par ce biais et donc indirectement à la bancarisation de la population locale ou au développement de TPE-PME. Elle agit donc sur ce secteur depuis plus de 10 ans et sous différentes formes :

  • L’octroi de lignes de crédit pour répondre au besoin de financement des institutions de microfinance « bancables » en leur fournissant des ressources en monnaie locale et, de manière générale, en se positionnant comme des partenaires bancaires durables pour les institutions qu’elles accompagnent.
  • La création et l’accompagnement en tant qu’actionnaire fondateur de cinq institutions de microfinance à Madagascar, au Cameroun, au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso par les filiales Société Générale locales aux côtés d’institutions bilatérales ou multilatérales de développement (AFD, IFC, FMO etc.). Ces institutions servent aujourd'hui 400 000 clients dont 20% environ de clients emprunteurs (avec un encours moyen de crédit inférieur à 2 500€).

Ainsi Société Générale a joué un rôle unique sur le secteur de la microfinance et a acquis auprès de ces partenaires une expérience solide qui se traduit aujourd'hui par :

  • Des encours de crédit à hauteur de 60 M€~, qui représente environ 10 % du gap entre crédits et dépôts des institutions présentes dans son périmètre africain ;
  • Un partenariat de synergies avec le Groupe Advans et ses filiales africaines ;
  • Une proximité avec le groupe Baobab (GENEFINANCE, filiale de Société Générale a été l'un des actionnaires fondateurs de Microcred Holding en 2005 - participation cédée en Avril 2016).

C'est notamment sa connaissance du tissu économique local et des mécanismes des IMF qui a renforcé la conviction de Société Générale qu’il y a un réel besoin en termes de modèles de banques alternatives et de la place pour tous pour accélérer l’inclusion financière en Afrique.
C’est pourquoi, Société Générale développe, en parallèle de ces contributions indirectes via les IMF, des services en propre tel que le modèle Manko au Sénégal depuis 2012 ou son modèle de mobile banking YUP lancé en 2017.

L'engagement de Société Générale avec les acteurs du secteur de la microfinance

L’ambition du Groupe est de capitaliser sur cette franchise en développant ses relations auprès d'institutions ou groupes de microfinance dans de bonnes conditions de rentabilité, de risques et de conformité.

Cette ambition se décline en trois volets :

1. Accroître la relation et la part de la Banque dans le financement des institutions robustes du continent en répondant à leurs besoins de financement local en dette (ou marginalement en capital lorsqu'un rôle « capitalistique » fait sens)

C’est une nécessité au Maghreb où les institutions de microfinance ne sont pas autorisées à collecter des dépôts de leurs clients ; moins structurel, le besoin est tout aussi prégnant en Afrique subsaharienne pour accompagner les réseaux en croissance (Advans, Baobab, ACEP, Cofina etc.) ou dans une approche de gestion ALM pour pallier la volatilité des dépôts avec des financements longs. Société Générale compte double ses encours d’ici 2022.

Dans le même temps, le Groupe se positionnera comme partenaire privilégié pour les opérations de haut de bilan au niveau des filiales ou des holdings des groupes de microfinance.  

2. Bâtir une politique de risque sur ces acteurs et un dispositif dédié permettant de piloter la prise et le suivi des risques sur ces acteurs

Des lignes directrices en matière de crédit à des opérateurs de microfinance ont été validées. Cette évolution sera accompagnée de travaux internes d’organisation commerciale et de pilotage ainsi que de formation des équipes commerciales et de risques concernées.

3. Définir et mettre en œuvre un dispositif de conformité adapté aux ambitions relationnelles du Groupe grâce à un chantier dédié

Les exigences de Société Générale vis-à-vis des institutions de microfinance en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme vont être ajustées sur la base d’une étude interne des législations et réglementations en termes de microfinance dans le périmètre africain du Groupe. Les standards ainsi définis seront communiqués aux institutions de microfinance clientes.

Des produits de quasi-banque simples et accessibles pour une large population aujourd’hui très majoritairement non bancarisée grâce à YUP

YUP a été lancé avec un objectif de 1 million de wallets et 8 000 agents en 2020 et cet objectif est confirmé.

Au quatrième trimestre 2018, YUP compte déjà près de 300 000 clients (dont une estimation de 70% de non-bancarisés) et plus de 4 500 agents référencés dans 5 pays : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Cameroun et Ghana. YUP sera déployé dans 3 autres pays début 2019.

YUP va continuer à s’enrichir de fonctionnalités et s’engage à ouvrir le crédit et l’épargne à une plus grande base de clients.

Ce sera le cas avec une offre d’avance sur salaire via Manko au Sénégal, ou l’octroi de crédit sur base d’une analyse comportementale sur le wallet YUP (via un algorithme prédictif).

YUP sera aussi capable d’enrôler et d’inclure les populations rurales.

De premiers exemples concrets existent déjà : opération avec ACF dans le Nord-Est du Sénégal, agriculteurs et planteurs dans les régions reculées du Burkina Faso avec la FAO, paiements de salaires sur les plantations. Une solution de connectivité augmentée est en phase de test avec la start-up Bebound (envoi de data compressée via SMS) qui permettra aux populations reculées de s’enrôler ou de faire leurs opérations même si la zone n’est pas couverte par un internet de qualité (voire pas du tout).

L’inclusion financière passera aussi par de l’inclusion sociale à travers de nouveaux services non financiers.

C’est ainsi que YUP a signé des partenariats avec Universal Music, Youscribe, MyJouleBox, et accompagne et incube des start-ups (InvestEd, Weebi, Cooffa, Dothan Group) qui permettent à YUP d’apporter de nouveaux usages.

YUP et les filiales Société Générale travaillent ensemble pour faire des clients bancaires des vecteurs de la viralité de YUP, et donc d’inclusion financière.

Les synergies entre YUP et les réseaux bancaires sont nombreuses, que ce soit à travers :

  • L’application de Mobile Banking « Connect », dont sont équipés les clients de nombreuses filiales Société Générale dans la sous-région, qui permet l’approvisionnement direct du wallet YUP,
  • la possibilité de distribuer des produits Société Générale via le canal YUP,
  • ou l’accompagnement financier des agents YUP, facteur de fidélisation et d’émergence des agents ou opérateurs.